vendredi 22 mai 2020

Lecture de sa nouvelle par Bertrand Runtz



Nous vous invitons à écouter un extrait du numéro 3 des Lettres de Lémurie, 
par la voix de l'auteur Bertrand Runtz.
Merci à la médiathèque de Vert-le-Grand pour sa proposition.
C'est ici.

lundi 27 avril 2020

Lettres de Lémurie : troisième volume annoncé en juin

En cette période particulière, qui remet en question nos plannings et nos modes de vie, nous sommes heureux de vous annoncer que le navire des Lettres de Lémurie ne sombre pas. Le troisième volume est presque prêt, confié comme les deux premiers aux soins de Sabine Troisvallets pour la maquette et aux pinceaux de Jimmy Cadet pour l'illustration de couverture.
Parce que ces temps de confinement font résonner différemment nos lectures, voici une incitation qui, nous l'espérons, vous donnera envie de poursuivre.


Une tombe à Vohibola
Irchad Ramiandrasoa R.

Vohibola, 2120

Nous progressions difficilement dans les sous-bois. Les lianes formaient un entrelacs serré sur notre chemin. Les sangsues tombaient du ciel comme par miracle pour se ficher sur la nuque, contre le dos, sous les chaussettes. La peau saignait longtemps après avoir été débarrassée de ces bestioles. Celles qui n’avaient pas été débusquées à temps atteignaient la taille de limaces avant de se détacher d’elles-mêmes, repues pour plusieurs mois. Outre l’humidité et la chaleur propres à la côte Est, l’atmosphère était poisseuse. Cela faisait plus de cinquante ans que personne ne s’était aventuré sous ces latitudes. Je souffrais en silence. Nous marchions en pleine jungle depuis plusieurs jours. Nombreux étaient ceux qui avaient voulu me dissuader de diriger cette mission. Je n’avais rien d’un héros, mais il n’était pas concevable de confier à d’anciens militaires ce qui était ni plus ni moins que la destinée du monde. Ou de ce qu’il en restait.

Même si personne n’en parlait, les membres de l’expédition avaient tous en tête les images atroces des corps liquéfiés retrouvés dans le village. Rongés par un mal inconnu à l’époque. Restaient les oripeaux, les cheveux, un amas d’os à l’état spongieux, littéralement bus par le sol. Après l’atteinte par le virus, plusieurs semaines s’écoulaient avant les premiers symptômes. Ce qui avait facilité la propagation de la maladie sur tous les continents d’autant qu’aucun remède ne s’était révélé efficace. Tout au plus pouvait on prolonger l’agonie des malades de quelques semaines, au final un bien mauvais service à leur rendre.
L’hécatombe causée par la maladie et les mouvements de panique avaient plongé le monde dans la tourmente. L’abandon des infrastructures majeures provoqua d’innombrables catastrophes notamment sur le plan énergétique et sanitaire. Puis la soixantaine d’accidents nucléaires qui eurent lieu entre 2035 et 2048 accéléra les choses. En quelques années, sous les effets combinés du virus, des radiations et de la dégradation de l’environnement, la population mondiale chuta à moins de cent mille survivants. Seules quatre poches de quelques centaines de kilomètres carrés étaient habitables, en Afrique et en Amérique du Sud.

Nous arrivions dans une zone où la végétation était moins touffue. Les arbres n’avaient pas repoussé de manière uniforme partout. Certainement une ancienne zone de brûlis. Il se dit que les habitants de l’île brûlaient les arbres pour y planter du manioc. Une hérésie… J’ai ordonné une halte ; nous camperions ici pour la nuit.

Nous étions six. Il n’y avait pas suffisamment de combinaisons antimicrobiennes pour une expédition plus importante. Les tentatives précédentes s’étaient soldées par un échec. Les chercheurs avaient péri contaminés par le virus ou tués par des bêtes féroces. Durant des années, les animaux de compagnie s’étaient habitués à se nourrir des cadavres. Quand ils n’étaient pas porteurs du virus, ils étaient devenus plus dangereux que les animaux sauvages. Les chats étaient les plus redoutables…
À l’image des autres installations, les bases spatiales étaient devenues inopérantes. Les tentatives de coloniser Mars, un moment envisagées, n’étaient plus possibles. Il n’y avait dès lors d’autre solution que la recherche d’un remède au virus. Il fallait isoler la souche originelle. À Madagascar, au plus profond de la forêt de Vohibola. Là où un siècle plus tôt, mes arrière-arrière-grands-parents avaient voulu sauver la forêt. En vain. 

(à suivre)

jeudi 12 décembre 2019

En décembre, au salon culture et identité, Saint-Denis de La Réunion

Merci à Monique Séverin et Monique Merabet, qui ont porté leurs paroles de femmes au salon de la culture et de l'identité réunionnaise, du 6 au 12 décembre, à Saint-Denis.


Monique Merabet (auteur de la photo) l'évoque ici.

vendredi 11 octobre 2019

En octobre, à Gif-sur-Yvette et à Paris

Merci au Salon de la revue qui nous a accueillis du 11 au 13 octobre à l'espace des Blancs-Manteaux, à Paris
https://www.entrevues.org/actualites/le-29e-salon-de-la-revue-se-prepare/


et qui nous a proposé de participer au festival VO-VF de Gif-sur-Yvette :


Rencontre avec Johary Ravaloson, en compagnie de Yahia Belaskri et Hubert Haddad, le samedi 5 à 14h00
https://www.festivalvo-vf.com/programme-2019-2/

Le 19 octobre, nous étions à l'espace de l'Harmattan pour une rencontre autour de Madagascar .

Et merci à Frédéric Repelli pour sa lecture enthousiaste, c'est ici.https://www.entrevues.org/aufildeslivraisons/lettres-de-lemurie-n1/?fbclid=IwAR3ieCZCmp9foLLiHZh4Cjs_PPcMQw8aKt9V5kfU3mBbBh5KgB88qqiPGTw

vendredi 4 octobre 2019

En octobre, à La Réunion et à Mayotte

La Lémurie sera au centre d'une table ronde le dimanche 13 octobre au salon Athéna de St-Pierre de La Réunion.
Et du 17 au 20 octobre, venez nous retrouver au Salon du Livre de Mayotte...
Nartrouv' !


jeudi 13 juin 2019

« Le rêve recommence » (Malcolm de Chazal, Petrusmok, 1951)


Sur les marches du Salon du livre des Comores – océan Indien 2017, en présence d’écrivains de toutes nos îles, autant dire de Lémurie, est née l’idée de mettre ensemble nos énergies pour sortir de nos insularités.
Lettres de Lémurie propose des textes inédits d’auteurs du sud-ouest de l’océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion) ou des textes de tous horizons concernant la Lémurie : un continent mythique dépositaire d’un rêve d’une humanité lémurifique, c’est-à-dire à notre propre (dé)mesure et selon nos préjugés.
A l’origine, Les révélations du Grand Océan (1927) de Jules Hermann (1845-1924) ouvrent une voie royale à notre imaginaire et inspirent plus d’un auteur de nos îles : Robert Edward Hart (1891-1954), Malcolm de Chazal (1902-1981), Jacques Rabemananjara (1913-2005), Xhi et M’aa ou encore les éditions Grand Océan.
Par cette forte charge symbolique, nous souhaitons avec des auteurs contemporains inverser la perspective coloniale toujours vivace et faire de nos îles du bout du monde l’origine sinon le prétexte. 

Les deux premiers numéros ont été lancés lors du Salon Étonnants Voyageurs à Saint-Malo en mai 2018 et en juin 2019, avec l'aide du FADEL.




Nous faisons appel à de nouveaux textes pour le # 3, sortie prévue en mai 2020.

Échéance pour le # 3 : 31 octobre 2019
Un texte inédit par auteur : en français ou en langue de la Lémurie (créole, malagasy, shimaore, shikomor, etc.) avec une traduction obligatoire en français (nous contacter si difficultés)
Format obligatoire : 10 000 à 20 000 caractères
Thème : Aucun (il est possible que certains textes soient retenus pour des volumes ultérieurs)
Genre : toutes créations littéraires
Contreparties : 3 exemplaires gratuits + exemplaires supplémentaires à moitié prix (discussion coopérative pour le port)
Pas de règlement de droits d’auteurs
Droits conservés par l’auteur (sous réserve de mention de Lettres de Lémurie dans les éditions ultérieures)
Merci de joindre à votre texte une page avec vos noms, coordonnées et une brève présentation avec les dernières publications (5 lignes maximum).
Envoi par courriel à dodovole@yahoo.fr
Parution : Mai 2020.

Lémurifiquement vôtre,

Sophie Bazin et Johary Ravaloson


Etonnants voyageurs 2019

Merci aux auteurs lémurifiés qui nous ont rendu visite sur le stand Dodo vole, à Saint-Malo, pour le salon Étonnants voyageurs.
Et merci au FADEL qui soutient notre participation à ce salon.

mercredi 22 mai 2019

Lettres de Lémurie #2



A Tours comme à Abidjan, le numéro 2 des Lettres de Lémurie arrive sur les tables, toujours trop grand pour se laisser glisser dans les rayonnages.
Venez le feuilleter au Festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo.

180 pages, 18 x 36 cm, 20 euros.

vendredi 29 mars 2019

Souscription pour le numéro 2


Voici dévoilée la couverture du numéro deux, qui sortira en mai prochain, avec l'aide du FADEL Normandie. Pour soutenir sa parution, nous lançons une souscription.
180 pages, 18 x 36 cm, 20 euros.